{"id":124827,"date":"2023-11-20T13:52:47","date_gmt":"2023-11-20T13:52:47","guid":{"rendered":"https:\/\/fr.cryptonews.com\/?p=124827"},"modified":"2023-11-20T13:52:49","modified_gmt":"2023-11-20T13:52:49","slug":"immediate-connect-amf-parquet-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cryptonews.com\/fr\/news\/immediate-connect-amf-parquet-paris\/","title":{"rendered":"La soci\u00e9t\u00e9 Immediate Connect dans le viseur de l\u2019AMF et du Parquet de Paris"},"content":{"rendered":"

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L’Autorité des marchés financiers (AMF) et le Parquet de Paris appellent les épargnants français à “la plus grande vigilance<\/strong>” concernant les services de la société “Immediate Connect”, dont l’offre de robot de trading est considérée comme “frauduleuse”.<\/p>

Malgré une première mise en garde en juin dernier, l’AMF<\/a> a continué de recevoir “de nombreuses demandes et réclamations d’épargnants”, indique-t-elle dans un communiqué. Le site “Intermediate Connect” se présente comme une solution pour réaliser des transactions automatisées sur le marché des devices (Forex) et des cryptomonnaies.\n<\/p>

Une offre “frauduleuse” sur les robots de trading<\/span><\/h2>

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\nLe procédé est le même : un article sur internet reprenant une soit-disant publication d’un grand quotidien national à propos d’une prétendue interview d’un célèbre animateur de télévision dans une émission (en l’occurrence le journal “Le Monde<\/a>” et Cyril Hanouna sur C8, selon le cabinet d’avocat Ziegler & Associés).<\/p>

Après avoir renseigné leurs coordonnées sur un formulaire de contact en ligne, les intéressés avaient été rapidement contactés par un soi-disant “conseiller financier<\/strong>” qui les a incités à s’inscrire. Mais au moment de récupérer leurs prétendus gains, il leur a été demandé de régler au préalable une soi-disant “taxe sur la plus-value”.<\/p>

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Image by starline<\/a> on Freepik<\/figcaption><\/figure>

Dix-huit sites internet bloqués<\/span><\/h2>

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\nA la suite d’une audience du tribunal judiciaire de Paris le 9 octobre dernier, huit sites ont fait l’objet de procédures de blocage<\/strong> depuis le territoire français, à la demande de l’AMF. “D’autres adresses internet pourront faire l’objet de nouvelles demandes de blocage auprès du tribunal à l’occasion de prochaines audiences”, indique l’AMF dans ce même communiqué. Dix-huit autres sites, qui semblent être des “clones”, sont également dans le viseur des autorités, dont certains ont été ajoutés à une “liste noire” des arnaques.<\/p>

L’AMF rappelle que seules les sociétés agréées comme “prestataires de services<\/strong>” d’investissement dans l’Union européenne sont autorisées à proposer des services de courtage tels que le trading, automatisé ou non, sur le Forex ou les dérivés sur crypto-actifs.\n<\/p>

“Seuls les prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) enregistrés auprès de l’AMF sont autorisés à proposer l’achat-vente, la conservation ou une plateforme de négociation de crypto-actifs auprès du public français, via des communications promotionnelles.”<\/p><\/blockquote>

Les consignes de “méfiance” des autorités<\/span><\/h2>

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\nLe Parquet de Paris<\/strong> rappelle que la fourniture habituelle de services d’investissement à des tiers par personne morale non agréée est une infraction faisant encourir à celle-ci la peine de 1 875 000 € d’amende.\n<\/p>

“La fourniture illégale de services d’investissement à des tiers à titre de profession habituelle fait encourir à la personne physique la peine de 3 ans d’emprisonnement. Ces agissements peuvent également caractériser l’infraction d’escroquerie en bande organisée, punie de 10 ans d’emprisonnement et 1 million d’euros d’amende pour la personne physique et 5 millions d’euros d’amende pour la personne morale.”<\/p><\/blockquote>

\nD’une manière plus générale, l’AMF encourage les épargnants à se méfier des sites de trading garantissant des gains rapides, à éviter le Forex<\/strong>, “où les risques de perte en capital supérieure à la somme investie sont élevés”, et à consulter la liste des sociétés Psan<\/a>, autorisées à proposer des services sur actifs numériques (une centaine à la date d’aujourd’hui). Il est aussi possible de vérifier que la société ne figure pas dans la liste de sociétés non autorisées<\/a> de l’AMF.<\/p>


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